Accueil Version été Accès accueil Nature & Découvertes La Faune, La Flore

La Faune, La Flore

 LA FLORE

On parle de richesse exceptionnelle tant les espèces sont nombreuses (1 700) avec près de 160 endémiques (ne se trouvant que dans la chaîne des Pyrénées). À partir de mai et jusqu’en septembre, vos randonnées seront de vraies sorties botaniques, qui plus est, foisonnantes de couleurs, rose, pourpre, jaune d’or…
 
Le Pin à crochets
Caractéristique de l’étage subalpin, il se hisse jusqu’à 2 400 m voire 2 600 m, notamment dans la Réserve Naturelle du Néouvielle, grâce à son exposition plein sud. Dans ce secteur, on évalue l’âge de certains solitaires à près de 500 ans.
 
Le Rhododendron ferrugineux
Il pousse en arbuste bas, et est caractéristique de l’étage subalpin. Il est en fleurs à la fonte des neiges et ses fleurs, en bouquets de couleur rose fuchsia ou carminée, très intense, sont un plaisir pour les yeux et les photographes.
 
Le Lis des Pyrénées
De 800 à 2 200 m, les pelouses et clairières, talus rocheux en forêts sont souvent peuplés de cette plante prestigieuse d’un jaune éclatant. Elle aussi fait partie, avec l’Iris des Pyrénées, de la flore de l’étage subalpin. Elle peut mesurer jusqu’à 1 mètre et davantage.
 
L’Iris bleu des Pyrénées
On le trouve sur certaines pentes herbeuses en abondance, ou solitaire le long d’un sentier ; il peut vivre jusqu’à 2 200 m d’altitude .Au sommet d’une hampe de 30 à 70 cm, ses fleurs sont d’un bleu foncé très vif. Cette espèce est strictement pyrénéenne.
 
La Ramonde des Pyrénées
Elle n’existe que dans les Pyrénées et forme de jolies touffes appliquées en rosette s’agrippant sur les roches escarpées. On la trouve dans les falaises calcaires avec le saxifrage à longues feuilles. Ses pétales sont mauves et son cœur d’or à gorge orangée. La Ramonde est le seul type français d’une famille comportant 550 espèces typiquement tropicales.
 

LA FAUNE

Au cours de vos promenades et randonnées en montagne, vous pourrez observer assez facilement de nombreuses espèces originales et emblématiques de notre région. La plupart d’entre elles doivent leur sauvegarde à la protection du Parc national des Pyrénées et à un plus grand respect du public. Les observer directement est un réel plaisir. Dans le parc national, comme hors de cette zone, le « code de bonne conduite » doit être le même. Merci.
 
L’Isard
Le plus emblématique de nos animaux sauvages était pourtant menacé de disparition il y a plus de 40 ans. Sa couleur brune le rend discret dans les pentes herbeuses, combes et forêts qu’il fréquente. Il a une bonne vue, une très bonne ouïe, un odorat très fin et détale au moindre bruit suspect. Mères, cabrits et éterlous se déplacent en hordes, alors que les mâles vivent solitaires.
 
La Marmotte
Vous l’entendrez siffler à votre approche. Elle creuse son terrier dans les combes herbeuses ou sous les rochers et y passe l’hiver. Elle avait disparu de notre territoire, et a été réintroduite dans les années 50. Actuellement, on peut l’observer un peu partout, dans les prairies d’altitude.
 
Le Desman des Pyrénées
Ce petit insectivore, aquatique et hyperactif, aux pattes de taupe et à la curieuse trompe est aussi appelé « rat-trompette ». Il est quasiment aveugle et vit en bord de rivière, jusqu’à 2 200 m d’altitude. On ne le trouve qu’ici et dans quelques zones de l’Espagne et du Portugal. Il aurait un lointain cousin en Russie.
 
Le Vautour Fauve
Il niche dans les falaises, en colonies, et on le voit planer au-dessus des estives à la recherche de nourriture. 2,70 m d’envergure n’échapperont pas à votre regard pour peu que vous observiez le ciel de temps en temps. Il joue le rôle d’éboueur de la nature en faisant disparaître les cadavres de moutons, vaches, chevaux et ongulés sauvages.
 
Le Gypaète Barbu
C’est le plus beau des grands rapaces, avec ses 3 m d’envergure, son poitrail flamboyant et sa « barbiche » noire. Il se nourrit uniquement d’os qu’i ingurgite après les avoir brisés en les lançant sur les rochers. En Espagne, on les appelle « quebrantahuesos » (briseurs d’os). Il est rare et son vol est des plus majestueux.
 
Le Crapaud Accoucheur
Pour assurer sa survie, cet étonnant batracien garde précieusement sur lui les œufs pendant de nombreuses années et meurt peu de temps après leur éclosion. On le trouve jusque dans la Réserve Naturelle du Néouvielle, à une altitude élevée et inhabituelle pour lui. Bel exemple d’adaptation au milieu.
 
Le Bouquetin
Les bouquetins étaient présents dans le massif pyrénéen depuis la préhistoire. Chassés comme trophée, ils ont progressivement disparu des deux côtés des Pyrénées (en 1910 du côté français et en 2000 côté espagnol).
Le bouquetin devrait être réintroduit dans les Pyrénées au printemps 2013 par le Parc national des Pyrénées. Cette réintroduction s’inscrit dans le cadre de la démarche de valorisation de la biodiversité des Pyrénées.
 

Réalisation : Alliance Réseaux